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Défiscalisation - Réglementation

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samedi 30 janvier 2010

Imposition, fiscalité des dividendes sur un compte titres ordinaire (pas un PEA)

 

Cet article peut vous faire gagner beaucoup d’argent !

Tout d’abord, votre intermédiaire financier doit vous demander de choisir entre 2 régimes fiscaux :

è la taxation au barème progressif de l’impôt

è le prélèvement forfaitaire de l’impôt

Que choisir, quel est le meilleur régime appliqué à votre cas ?

Attention, ne pas choisir le bon régime peut vous faire payer des centaines ou des milliers d’euros de trop !

Parce que c’est plus simple pour tout le monde, votre intermédiaire financier vous conseillera, sans doute, de choisir le prélèvement forfaitaire.

Pour mieux comprendre je prendrai un cas chiffré, ou plutôt 2 :

è un couple 1 marié ou pacsé touchant 7 000 € de dividende et ayant 150 € de frais de garde

è un couple 2 marié ou pacsé touchant 2 000 € de dividende et ayant 150 € de frais de garde

 

Prélèvement sociaux

Quel que soit le régime, ils s’appliquent d’office à vos revenus. Ils sont prélevés à la source (moins visibles ?).

En 2010, ils se montent à 12,1 % (8,2% de CSG + 0,5% de CRDS + 2% de prélèvement sur les revenus du capital + 0,3% de contribution CNSA + 1,1% de contribution au RSA) de votre revenu. Donc :

è couple 1 : 840 € de prélevé è reste perçu réellement : 6 160 €

è couple 2 : 242 € de prélevé è reste perçu réellement : 1 758 €

Prélèvement fiscaux

A - Choix du régime fiscal : la taxation au barème progressif de l’impôt

            3 - L’abattement de 40 %

Il est égal à 40 % du montant des dividendes bruts c’est à dire avant prélèvement sociaux

            2 - L’abattement fixe annuel

Il est de 3 050 € pour un couple marié ou pacsé et de 1 525 € pour une personne seule

Il s’applique après l’abattement des 40 % et déduction des frais de garde.

            3 - Le crédit d’impôt

Il est égal à 50 % des dividendes octroyés (avant prélèvement sociaux) et il est plafonné à 230 € pour un couple et 115 € pour une personne seule.

C’est un crédit d’impôt, il est donc restituable pour ceux qui ne payent pas d’impôt sur le revenu (IR).

            4 - Reprenons nos exemples et voyons ce que cela donne

- couple 1 : dividendes brut = 7 000 €

Prélèvements sociaux = 840 €

Application de l’abattement des 40 % : 7 000 x 0,4 = 2 800, reste 4 200 €

On enlève les droits de garde 150 €, reste 4 050 €

On retire l’abattement fixe annuel de 3 050 €, reste 1 000 €

Ce sont ces 1 000 € qui seront à déclarer au revenu imposable.

Et l’impôt sera minoré du crédit d’impôt de 230 € (7 000 € x 0,5 plafonné à 230 €)

- couple 2 : dividendes bruts = 2 000 €

Prélèvements sociaux = 242 €

Application de l’abattement des 40 % : 2 000 x 0,4 = 800, reste 1 200 €

On enlève les droits de garde 150 €, reste 1 050 €

On retire l’abattement fixe annuel de 3 050 €, il ne reste rien à déclarer.

De plus le contribuable recevra le crédit d’impôt de 230 € (2 000 x 0,5 plafonné à 230 €) ou ce dernier sera déduit des impôts à payer par ailleurs

B - Choix du régime fiscal : le prélèvement libératoire

Il se monte à 18 % des dividendes bruts avant prélèvements sociaux.

Il est prélevé à la source par votre établissement financier

            1 - Reprenons nos exemples et voyons ce que cela donne

- couple 1 : dividendes bruts = 7 000 €

Prélèvements sociaux : 840 €

Prélèvement libératoire : 7 000 x 0,18 = 1 260 € !!!!

Pas de crédit d’impôt

- couple 2 : dividentes bruts = 2 000 €

Prélèvements sociaux : 242 €

Prélèvement libératoire : 2 000 x 0,18 = 360 € !!!!

Pas de crédit d’impôt

Conclusions

Je pense que lundi matin vous allez vite interroger votre intermédiaire financier pour connaître votre option fiscale.

Finalement il est très intéressant de loger vos actions de rendement dans un compte titres ordinaire

Bien entendu le « prélèvement libératoire est indolore puisqu’il ne se voit pas » mais qu’il est « salé » !!

En fait il n’y a pas photo sauf pour ceux qui toucheraient des dividendes très importants et qui auraient un taux d’imposition d’environ 40 % !

mercredi 13 janvier 2010

Diminuer son ISF en 2010

 

Les possibilités de défiscalisation ISF offertes par la loi TEPA (loi du 22 août 2007) sont aux nombres de 3 :

èl'investissement en direct dans une PME (1)
èl'investissement dans une Holding ISF, société dont l'objet est de réaliser des investissements dans des PME éligibles à la loi TEPA (1)
è l'investissement dans un Fonds spécialisé : FIP ou un FCPI

Quelle que soit la formule choisit on ne peut pas diminuer son ISF de plus de 50 000 €. C’est le plafond.

(1) L’investissement est également déductible du patrimoine fiscal imposable : loi Dutreil 2003, et ceci chaque année de détention de ce bien / investissement.

Il est possible de panacher les avantages des FIP, FCPI,  Holding ISF et Investissement direct  la même année à condition de ne pas dépasser le plafond global de 50 000 €.

En contre partie de ce cadeau fiscal, il faut investir « une certaine somme » et conserver cet investissement « un certain temps ». Et c’est là que les 3 solutions diffèrent.

Voici un tableau qui montre les sommes à investir pour une réduction ISF de 5 000 €, 20 000 € ou 50 000 € :

Réduction d'ISF souhaitée

Somme à investir en souscription directe à des PME

Somme à investir en souscrivant à une Holding ISF

Somme à investir en souscrivant à un FIP ou FCPI

5 000 €

6 667 €

6 667 €

10 000 €

20 000 €

26 667 €

26 667 €

40 000 €

50 000 €

66 667 €

66 667 €

impossible (1)

(1) Il est impossible de défiscaliser plus de 20 000 € au moyen de FIP / FCPI

En effet la souscription directe et l’investissement au travers d’une Holding permet de défiscaliser 75 % de son investissement et seulement 50 % dans le cas d’un FIP / FCPI.

Voici un autre tableau qui donne le temps d’immobilisation du capital investi, alors que la loi n’impose qu’un délai de 5 ans :

 

Souscription directe à des PME

Souscription à une Holding ISF

Souscription à un FIP ou FCPI

Temps d'immobilisation du capital

5 ans

5 ans mini (1)

8 à 10 ans

(1) 5 ans si la Holding a réussi à vendre tous ses actifs

L’investissement dans des PME en direct ou dans des Holding ISF s’adresse à des personnes averties et qui acceptent de se rendre compétentes vis à vis du marché financier alors que les FCPI / FIP peuvent s’adresser à des personnes qui n’y comprennent rien. C’est ce qui explique, paradoxalement, que ce soit eux qui ramassent le plus d’argent.

Chose importante : les investissements réalisés en Direct dans une PME, si elle est cotée, ou au travers d’une Holding ISF, si elle est cotée, peuvent être récupérés à tout moment quitte à rembourser le fisc. Cela est impossible dans le cas d’un FCPI / FIP.

Les frais : ceux des Holdings et des Fonds sont assez élevés (frais d’émission, de gestion et commissions de placement). On peut relire mon article du 10 déc 2007 à ce sujet :

http://boursepourtous.daily-bourse.fr/index.php/post/ISF-%3A-pourquoi-payer-encore-cet-imp%C3%B4t-en-2008

Pour une souscription en direct, il peut y avoir une commission de placement. Autrement vous n’avez à payer que les frais de garde de votre portefeuille.

 

samedi 5 décembre 2009

Mettez vos actions du ML au "nominatif administré"

 

Ce qui se passe sur « le ML » ne peut encore une fois que vous encouragez à mettre toutes vos actions de ce compartiment en « nominatif administré ».

Ainsi les dirigeants de ces sociétés connaîtront votre existence.

Autrement, en ayant vos actions « au porteur », les dirigeants ne peuvent pas savoir que vous existez !

En ce qui concerne Ferco et les autres, je vous conseille d’écrire aux dirigeants.

Ces derniers ne connaissent souvent rien à la finance et ils ne sont en contact qu’avec des dirigeants de Fonds qui n’ont absolument pas la même problématique que nous autres petits porteurs particuliers.

Il ne faut pas accuser les dirigeants d’avoir des idées malveillantes envers nous. Mais en ne nous connaissant pas ils ignorent que nous avons une problématique différente de celle des gérants de Fonds. Et je peux vous affirmer que c'est un autre monde ....

Pour mettre vos actions en « nominatif administré », il suffit de téléphoner ou d’écrire à votre intermédiaire financier et de le lui demander. Ce ne peut pas être plus simple !!

 

Pour répondre à Etienne, bien entendu que vos titres en « nominatif administré » restent disponibles comme s’ils étaient « au porteur » et que vous pouvez « les gérer comme avant ».

Je reproduis ici le commentaire de Lestriguel qui dédramatise la situation. Je confirme tout ce qu’il a écrit :

Les sociétés radiées continuent de vivre. Les actionnaires conservent leurs actions mais celles-ci ne sont plus cotées.

Ils peuvent donc recevoir des dividendes. Je le sais puisque une action radiée du ML me sert des dividendes.

Les actions radiées sont négociables de gré à gré. Faut donc chercher acheteur ou en attendre un.

Pour une autre de mes actions radiées , l'acheteur s'est présenté et revient régulièrement à la charge pour acheter mes actions .

La petite phrase au sujet de Metaphora est susceptible de plusieurs interprétations. Ce que nous voudrions savoir, c'est celle de Metaphora

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